05.02.2006

Les trois editions - par Jacque Herman


LES TROIS SYSTEMES D'EDITION

Il semble que beaucoup de gens ne saisissent pas très bien la différence entre compte d'éditeur, compte d'auteur et compte à flux tendu. Il est vrai que ce dernier est tout à fait récent et qu'il n'existe que par et grâce à internet. Il paraît donc bon de clarifier un peu les trois méthodes de publication d'un livre aujourd'hui.

1. Le compte d'éditeur consiste à publier un ouvrage diffusé sur le marché selon des modalités variables et où l'auteur ne paie officiellement rien à personne mais est censé recevoir des droits d'auteur de la part de l'éditeur. Il existe aussi une pratique bien connue sous le nom des "500 premiers": l'auteur s'engage à payer de ses propres deniers les 500 premiers exemplaires de son propre livre et à toucher des droits de la part de l'éditeur à partir du 501e exemplaire. C'est une pratique que les auteurs ne mentionnent pas très volontiers, évidemment, mais qui est monnaie courante dans le monde de l'édition. En somme, une forme de compte d'auteur qui ne dit pas son nom mais qui permet à l'auteur de fanfaronner par le seul "prestige" du label d'une maison d'édition.

2. Le compte d'auteur procède d'une démarche un peu différente: l'auteur paie un concepteur, un imprimeur, un relieur, un diffuseur, etc. pour obtenir un nombre déterminé d'exemplaires du livre qu'il veut publier. Il est seul responsable de ce qu'il publie. Il ne dispose généralement pas d'autres moyens de diffusion que les bulletins de souscrïption, les annonces dans la presse locale, le dépôt dans des librairies déjà surchargées de demandes. Sans nom d'éditeur, sans ISBN, le libraire affiche généralement une certaine méfiance face à l'auteur-démarcheur. C'est d'autant plus compréhensible que n'importe qui a le droit, en démocratie, de publier à peu près n'importe quoi.

3. Le flux tendu est une conception entièrement nouvelle dans le monde de l'édition: l'éditeur existe bel et bien mais l'édition n'est ni à compte d'éditeur ni à compte d'auteur; elle est uniquement liée à la demande des lecteurs. L'éditeur fournit le nombre d'exemplaires souhaité au fur et à mesure des demandes qui lui parviennent. Il conserve dans cette perspective le "moule informatique" nécessaire, c'est-à-dire le matériel permettant d'effectuer des tirages nouveaux tant qu'on le sollicite à cet effet.

Le flux tendu n'engage donc ni les deniers de l'éditeur ni ceux des auteurs.

Notre ami Guy Boulianne est donc un éditeur dont la "raison sociale" relève de cette troisième catégorie du monde de l'édition. Il croit, comme je le crois aussi d'ailleurs, que cette voie s'inscrit dans une authentique perspective d'avenir. Mais nous savons aussi que les méthodes nouvelles ne s'imposent pas en quelques jours. Il se trouve encore parmi nos contemporains, des auteurs qui trouvent prestigieux de publier vingt-cinq pages de poèmes abscons sur papier vergé dans un recueil tiré à cinquante exemplaires distribués dans quelques cénacles ou alors de bénéficier, auprès d'un éditeur fameux, d'un tirage de dix mille exemplaires dont neuf mille cinq cents passeront irrémédiablement au pilon.

J.H. 27.01.06

texte provenant de : http://forum.aceboard.net/156486-506-3829-0-trois-systeme...

Monstre



03.02.2006

La poesie Matricielle (d'après une idée de Jeoffrey Stiernon)

La poesie Matricielle

ou : poesie selon les propriétés  de communtativité et de distributivité de la matrice.

 

 

L'exemple plus bas (le sceau sonnant) est en 3*3 :  ( = 3 vers de 3 pieds)

definition du pied : presque comme une syllabe.

 celle aline => celle = 1pied

 celle pied => celle= 2

 Devant une voyelle celle reste 1, mais devant une consonne il devient 2

exemple :

mort         sceau          sur

celle         six                an

ment         son             né

 

donne (en lecture horizontale/vertical ET diagonale et pour le titre association aleatoire en fonction):

Le sceau sonnant :

Saussure mort
En celle ci
Son aimant

Morcellement
Saucisson
Surrané

Si mort né
Sur ciment

 

Mon 1er essai ( en live ^^) :

mort      sure     ment


fine       telle     taille


âge       sceau    ment

Tel Saussure
surement mort
(de)mentelage
(de)telle taille fine
(demande de l')âge
Mortellement
L'âge de Morphine
Mentallement
(le) sceau ment, (c'est) l'age


ultra dur j'arrive pas sans rajouter ou inventer, bref system D
mais a termes je suis sur que tu peux faire un poeme qui signifie visiblement quelque chose, et en prime le presenter de telle facon que chak premiere llettre forme un mot (acrostiche je crois)
bon la c pas le cas du tout lol.. mais avec de lentrainement...